Une Femme culte

Enquête sur l’histoire et les légendes

de Marie Madeleine


PAGE « CRITIQUES »

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Le Courrier

des lecteurs


« Je viens de terminer votre livre Une Femme culte et j’ai pris tellement de plaisir qu je n’ai qu’une envie : le relire »


M.B. Marseille 27 juin 2020


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« Je n’ai pas lâché ce livre de l’avoir fini. C'est dire combien j’en ai apprécié tant la forme, plan et écriture que le contenu.

Cette « enquête », au sens presque policier, est passionnante. La quantité et la qualité des sources mobilisées et mises en perspectives est evidemment un régal pour quelqu’un comme moi qui ne serait jamais aller y voir.

Encore une fois mes félicitations pour ce travail et ce livre si passionnant et plaisant à lire. »


M.B. Aix-en-Provence

20 juillet 2020


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« Je viens de finir de lire ce beau livre : bien écrit, facile à lire, un certain humour pour que la volonté intellectuelle d'objectivité ne heurte pas. F.Herbaux a bien fait ses recherches et il prend le parti de l'humain: nous ne lui en voulons pas de croire ou de ne pas croire. »


A. OD. Marseille

5 août 2020


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Belle enquête, bien informée, avec un style plein d'humour et de malice ! Bravo pour ce beau travail.


D. D. Fréjus

6 août 2020


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J’ai lu avec plaisir le livre sur Marie Madeleine et les légendes qui accompagnent son itinéraire de Béthanie à Marseille.
Jadis j’avais feuilleté l’ouvrage de Victor Saxer, qu’il cite. La fiction est parfois très belle, et elle nous apprend quelque chose sur les besoins de la piété populaire. L’interview finale du Père Robert Godding bollandiste, est très intéressante, comme d’ailleurs tout le reste. Alors qu’on pourrait utiliser cet exemple pour ridiculiser les légendes, l’auteur montre avec sympathie comment elles sont nées et ce qu’elles véhiculent d’humain vrai, à défaut de réalité historique.


Fr. M. - Maredsous (B)

3 août 2020

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La Provence - Marseille

30 juin 2020

Autour du livre :

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Comment les auteurs depuis les origines du christianisme ont raconté et embelli l’épopée de Madeleine qui conduit l’amie de Jésus jusqu’en Provence et ses restes jusqu’à Vézelay.


La plume du père Jean de Launoy (1603-1678), historien, philosophe, théologien de haute érudition est sans concession lorsqu’il s’agit de dénoncer tout ce qui dans la littérature hagiographique consacrée aux saints est de nature à leurrer et manipuler le grand peuple chrétien. Lorsqu’il examine en 1641 la légende de Madeleine, amie du Christ, témoin de sa résurrection et dont Vézelay et Saint-Maximin-la-Sainte-Baume se sont disputés les reliques pendant des siècles, avec une rage sans pareille, c’est pour dénoncer la tradition, pour lui sans aucun fondement, qui cherche à unifier en une seule femme les trois figures de Marie de Magdala, Marie de Béthanie et la pécheresse évoquée par Luc (36-50). Pour lui Marie de Magdala ne pouvait pas avoir été la sœur de Marthe et de Lazare, et si son corps était quelque part, il n’était certainement pas en Bourgogne ou en Provence mais à l’entrée de la grotte des Sept Dormants à Éphèse comme une tradition ancienne l’attestait.

Jean de Launoy n’est pas, loin s’en faut, le premier à essayer de faire la lumière dans cet imbroglio doctrinal et légendaire où la mauvaise foi se dispute à l’appétit inextinguible de merveilleux. De Madeleine et de sa vie, il existe autant de versions depuis les premiers siècles de l’ère chrétienne jusqu’à nos jours qu’il existe de “corps” de la sainte. Ainsi, si sa tête et sa mâchoire sont à Saint-Maximin, un de ses pieds est à Bude, en Cornouailles britanniques ; un bras à Saint-Maurice d’Angers, l’autre à Dijon ; deux côtes à Saint-Pierre et Saint-Paul à Poitiers, une autre à Marseille, une autre encore à Auxerre. Les autres ressurgiront un jour, nécessairement. Quant à ses cheveux, une partie est à Cysoing, l’autre à Saint-Hilaire de Montilliers. Plus précieux encore, un fragment de peau, l’endroit précis où le doigt du Christ du “Noli me tangere” a touché son crâne, à l’église Sainte-Marie-Madeleine de la Cité à Paris. Sans compter d’autres ossements, ou des fragments, voire des miettes, à Nogent-le-Rotrou, Saint-Martin d’Eppeville et jusqu’à Saint-Pierre d’Erfurt et à Lorch en Allemagne. Madeleine façon puzzle.

François Herbaux examine avec rigueur et bienveillance les éléments du dossier, écoute tous ceux qui ont participé à l’engraissement de la légende, cherche à son tour à démêler le vrai du faux, montre comment, d’une certaine manière, l’amie du Christ ne cesse de s’engendrer chaque fois qu’on remet en question la légitimité de sa vocation évangélisatrice, le bien-fondé de sa mission d’amour en Occident. Comme le dit Lorant Hecquet, libraire fondateur de l’Or des Étoiles à Vézelay, faisant visiter la basilique : “Madeleine n’est peut-être pas là, mais elle est là”. Enquête passionnante, unificatrice.


Jean-Philippe DE TONNAC

contact@marenostrum.pm


Herbaux, François, “Une femme culte : enquête sur l’histoire et les légendes de Marie Madeleine”, Gaussen, 10/06/2020, Disponible, 1 vol. (240 p.), 17,00€.

 

SEPTEMBRE 2020 ~ N° 76


L’illustration de couverture (La Marie- Madeleine repentante de Johann Moreelse, 1630) a accroché

mon regard. Tant de choses ont été dites sur Marie-Madeleine, même dans Da Vinci Code, que l’on ne peut rester insensible au personnage de la sainte. Comment à partir de quelques évocations dans les quatre évangiles, une sainte au passé si sombre a-t- elle pu atteindre une telle aura ? Comment Marie-Madeleine a-t-elle pu avoir une sépulture à Éphèse, à Constantinople, en Provence à Saint-Maximin et à Vézelay? Qu’ils sont nombreux les lieux de culte où la sainte est honorée comme à Saintes-Maries-de-la-Mer (*). C’est ce que tente d’expliquer l’enquête menée par l’auteur.

Fort peu d’informations réelles pourtant permettent de construire ce culte. D’abord qui est Marie-Madeleine ? Les Marie sont nombreuses dans les écritures saintes, à commencer par la mère de Jésus : Marie de Magdala, Marie l’Égyptienne (*), Marie Jacobé, etc. Marie-Madeleine, l’apôtre des apôtres, est bien celle qui, face au tombeau, reconnaît dans le jardinier le Ressuscité en l’appelant Rabbouni. Très vite l’histoire et les hommes vont faire le reste, surtout lors de la période médiévale où l’on va «broder» sur les rares éléments à disposition et même inventer des scenarii magnifiques.

Richement étayé de sources avérées et sérieuses, l’ouvrage Une femme culte

est d’une lecture agréable et se lit d’une traite. Une bonne vulgarisation scientifique à portée de tous.


  1. A.V. Lille

Septembre 2020


(*) Il convient d'apporter quelques précisions à lecture de ce compte-rendu. Que Marie l'Égyptienne soit mentionnée dans l'Évangile ou Marie Madeleine vénérée aux Saintes-Maries-de-la-Mer sont des raccourcis dus à une lecture enthousiaste et sans doute un peu trop rapide de l'ouvrage.

Cathobel


Article et interview

28 octobre 2020


PRÉCISION : La phrase citée dans l’article de Cathobel : "Ce n’est pas parce que quelque chose ne peut être établi historiquement qu’il doit être négligé" mérite d'être précisée. Ce "quelque chose", ici, c'est le culte de Marie Madeleine dont le fondement (son arrivée en Provence) ne peut être établi historiquement.